Jusqu'à la rencontre du monde ingrat au détour d'un virage.
C'est qu'à cette heure-ci que je suis productive.
Laissant se dénouer sur une page blanche, les délires de mon esprit, infâme, joyeux, morbide, paisible et pourtant si tumultueux.
C'est toi, qu'aujourd'hui je regarde avec ce sourire heureux. Je te vois sous un autre angle maintenant que... Laissant aller mon corps à c½ur joie aux démences de mon âme.
Et je déverse sur toi mes humble désires et fantasmes.
Ces doux vertiges qui s'emparent de nous, m'offre nos plus beaux souvenirs de "Nos Nuits D'Opaline"...
Mais soudain un réveil brutal, le rêve s'éloigne, échappe à mes mains serrées, où le sang coule.
Je ne me souviens pas pourtant m'être endormie.
Mais le sang coule, une douleur lancinante derrière la tête et ma vie s'évade peu à peu de mon corps devenus froid, malgré moi, malgré toi.
Et son sourire narquois dans le noir me nargue.
Mon corps abusé recueil sur ce sol froid.
Et le sang coule.
Ton image me parviens, tout devient flou, noir.
Ma vie m'échappe. Je sens son regard, ses mains, lui infecte sur mon corps frêle qui meurt.
Quelque chose s'est brisé en moi et maintenant je meurs, dans la prison de mon esprit meurtrit, qui se raccroche à ton image, à "Nos Nuits D'opaline".
Le sang coule, cette fois c'est sur je ne suis plus des vôtre.
Je sens une main, j'entends ta voix, je sens ton souffle réchauffer ma peau endormie.
A bout de bras, tu finis par me lâcher.
Et je tombe et meurt dans la prison intérieur de mon esprit.
Mon corps est froid sans ce liquide vital.
M.O'C

